16 mai 2008
The Green Mile de Stephen King

De plus en plus, j'aime lire en VO quand il s'agit de livres anglophones, et comme je ne sais pas vraiment quoi lire, je choisis souvent des livres adaptés au ciné. Après Bridget Jones, voici venir The Green Mile, alias La Ligne Verte, roman de Stephen King brillamment porté à l'écran il y a quelques années.
Je me suis donc lancé dans la lecture de ce roman fantastique avec finalement un souvenir assez flou du film. J'ai préféré ne pas revoir le film avant pour avoir le goût de lire jusqu'au bout. Si dans de nombreux adaptations on retrouve des coupures, je crois que s'agissant de La Ligne Verte, le film est assez fidèle au livre. Je n'ai trouvé que très peu d'éléments dont je n'ai pas le souvenir dans le film.
Une narration assez émouvante, puisque, je vous le rappelle, c'est Paul Edgecombe qui raconte les faits plus de 60 ans après; des personnages aussi attachants que dans le film, bref, un bon livre. Il est vrai qu'on a très peu de jugement à donner sur un livre si on a vu son adaptation avant, mais bon, il faut dire ce qui est, The Green Mile est un bon livre, et ça m'a plu de "faire connaissance" avec l'œuvre originale.
On a plus accès aux sentiments, à la psychologie des personnages, et de cette façon ressort un aspect dont je n'ai pas le souvenir dans le film, l'aspect "religieux", surtout à l'approche de la conclusion. Ça m'a permis d'apprendre des prières en anglais ^^ (même si je connais pas leur équivalent en français).
En bref, un bon livre, et bientôt la "critique" du film que je prévois de revoir dans la foulée, c'est-à-dire certainement ce soir.
Edit post-visionnage du film:
Je viens donc de voir l'adaptation de Frank Darabont avec Tom Hanks et Michael Duncan. Bon, déjà, je supporte de moins en moins Tom Hanks, allez savoir pourquoi, pourtant quand j'ai vu La Ligne Verte pour la première fois il y a quelques années ça allait encore bien.
Heureusement, mes sentiments mitigés envers Tom Hanks n'ont pas trop influencé mon appréciation du film qui est tout de même bon. Je ne tiens évidemment pas compte de tous ces petits éléments du livre qui ne sont pas dans le film, à part peut-être d'un final absent: dans le livre, le dernier chapitre est consacré à la mort de Janice sous les yeux de Paul qui ne peut rien faire du tout et qui implore John Coffey, qui lui apparaît dans une vision, de l'aider. Je pense que cette scène est assez importante et c'est dommage qu'elle n'y soit pas. J'apprécie l'humour apporté sans doute par les interprètes et la musique qui relève un petit peu le tout. Sinon, c'est vrai qu'après avoir lu le livre, on rigole des moultes explosions de lampes utilisées pour signifier la force du pouvoir de John Coffey.
Mais dans l'ensemble, un bon film !
02 février 2008
Bridget Jones's Diary

J'avais besoin d'un livre à me mettre sous la dent et je voulais particulièrement lire quelque chose en anglais. Je me suis donc décidé pour Bridget Jones's Diary qui va bien à mon statut de célibataire.
La première chose que j'ai pensé c'est : punaise, j'y connais pas grand-chose à l'argot britannique ! En effet, je n'ai pas tout compris mais n'ai pas voulu lire avec un dictionnaire sous la main, préférant rester concentrée sur ma lecture et déduire parfois le sens des mots inconnus à l'aide du contexte.
A part ça, j'ai trouvé le bouquin plutôt sympa, divertissant, drôle (bien que je sois sûre d'avoir manqué 3/4 des blagues par manque de compréhension) et finalement, ça donne une bonne petite idée de ce que peut être la vie à Londres. C'est vrai que je suis un peu plus "calée" en littérature américaine qu'en littéraire anglaise, et finalement, la vie courante anglaise, j'y connais pas grand-chose.
Voilà donc de quoi m'encourage à m'intéresser un peu plus au pays des rosbeef.
26 janvier 2008
Je vais bien ne t'en fais pas, d'Olivier Adam

J'avais
été intriguée par l'adaptation ciné de ce livre sorti en 2000, et avec
ma lenteur habituelle question ciné, je n'avais pas pu le voir. Je me
suis donc à moitié rattrapé quand j'ai vu le livre en tête de gondole à
la Fnac, et je me suis empressée de sortir ma carte jaune et quelques
euros de ma bourse. J'ai donc dévoré l'histoire de Claire en une heure
et demie, un bon petit moment "coupure".
Dans l'ensemble
l'histoire est pas mal, j'aime bien le style très elliptique de
l'auteur qui fait bien transparaître cette atmosphère d'ennui et de
tristesse, à travers des phrases courtes et des mots simples. En
revanche j'aurais bien aimé en savoir un peu plus sur la relation de
Claire avec son frère, qui n'est finalement pas très développée alors
que je pense que c'est là que réside tout l'intérêt du livre. Tous les
frères et soeurs ne sont pas aussi proches que Claire et Loïc !
Je
trouve aussi que l'apparition de Julien est beaucoup trop tardive, et
qu'elle tombe à vrai dire un peu comme un cheveu sur la soupe vers la
fin du récit. Mais bon, ceci dit, ça reste une belle et émouvante
histoire, même si je me suis un peu gâché la surprise parce que je
connaissais déjà la fin.
Prochaine étape : voir le film !
D'ailleurs si quelqu'un l'a en DVD, je l'emprunterais bien ! Et bonne
résolution pour l'avenir : se dépêcher d'aller voir les films au ciné !
06 janvier 2008
L'humanité disparaîtra, bon débarras !

J'avais offert ce bouquin d'Yves Paccalet à ma mère à sa sortie, et comme j'avais rien à me mettre sous la dent, je l'ai donc commencé juste après 99 Francs (bizzaremment j'ai toujours vachement plus envie de lire quand je suis en révisions). Bref et donc eh bien...J'n'ai pas aimé. Je n'ai pas trouvé d'intérêt particulier à ce bouquin qui ne fait qu'énumérer les catastrophes écologiques causées par l'homme et celles à venir. Je n'ai d'ailleurs pas terminé, dégoûtée que j'étais par l'excès d'humour noir pas drôle et de cynisme dont fait preuve cet homme au profil pourtant "sympathique" (écologiste de la première heure). Rien d'autre à dire. Je suis déçue.
04 janvier 2008
99 Francs

Cela faisait un bout de temps que Frédéric Begbeider m'intriguait, la faute au Grand Journal. J'ai donc voulu lire un de ses bouquins, pour voir, et paf, j'apprends que 99 Francs est adapté au cinéma. Je décide de lire d'abord le livre et de "louper" le film au ciné pour le voir à la télé quand il passera.
Je me suis donc plongée dans 99 Francs avec dans l'idée de me sortir un peu la tête des révisions.
C'est un bouquin qui commence bizaremment et qui termine encore plus bizaremment. Un style très décousu, très vulgaire aussi (je n'ai jamais lu de bouquin aussi porté sur la chose, si vous voyez ce que je veux dire; oui, je suis très prude dans mes choix de lecture), on y parle de sexe et de drogue, et bien sûr de pub.
C'est un de ces bouquins que je classe dans la catégorie "A relire" plus tard, avec plus de maturité, plus de bouquins du même auteur dans les pattes, bref, je ne pense pas avoir pu saisir l'essence du bouquin en une seule lecture. Ca m'arrive parfois.
Néanmoins ça se lit très vite et c'est assez captivant (de quoi veiller jusqu'à 2h du matin pour terminer la lecture). J'ai bien aimé les petits passages complètement anti-capitalistes et les "coupures pub" complètement déjantées.
Je n'ai pas aimé la fin qui est vraiment trop rapide, c'est comme s'il ne se passait rien tout au long de l'histoire et qu'à 10 pages de la fin toute l'action se met à s'accélerer.
Un des "clés" du bouquin peut être que le style haché et très fouillis reflète le "bordel" et la frénésie de la société de consommation et de l'acte d'acheter. Mais bon, je ne vais pas me la jouer critique littéraire à deux balles. Le style est assez difficile. Comme avec beaucoup de bouquins je me suis essayé, allez savoir pourquoi, à le lire à voix haute au début, et il était presque impossible de ne pas hacher les phrases. Un peu comme quand on apprend à lire et qu'on déchiffre, sauf que là, je sais pas, les mots allaient pas bien ensemble, ça manquait de conjonctions, de lien...
J'ai quand même noté pas mal de passages très marrants et une fin qui ressemble au Grand Secret (Barjavel) et j'avoue que ce n'est pas pour me déplaire.
Bref, un bilan en demi-teinte pour ce livre dont j'attendais peut-être trop.
Cependant je ne me décourage pas et j'espère bien lire d'autres Beigbeider prochainement pour voir...
13 septembre 2007
René Barjavel, Le Grand Secret

Encore un Barjavel englouti en quelques soirées, encore un voyage merveilleux dans un monde différent...
Dans Le Grand Secret, l'auteur nous emmène sur les traces de Jeanne à la recherche de son amant, disparu mystérieusement, comme tant d'autres scientifiques dans le monde, à la suite d'un incendie. Nous suivons également le voyage de Nehru à travers le monde, de la Maison Blanche à l'Elysée, en passant par Buckingham Palace et le Kremlin...avec ce grand secret dont dépend l'avenir de l'humanité...
Un très bon livre (bon, j'avoue que sur Barjavel je ne suis pas très objective), où Barjavel marie avec son style habituel quête personnelle et destin de l'humanité, comme dans tant d'autres (La Nuit des Temps, Ravage). Bref, j'ai lu, j'ai aimé, et je fête mon cinquième Barjavel !
30 août 2007
Ann Brashares, Le dernier été

Vous avez certainement entendu parler d'une petite série de bouquins intitulée "Quatre Filles et un Jean".
J'ai lu les premiers vers 14, 15 ans, et il se trouve que Lia et Let les avaient lus elle aussi. Le dernier tome, Le Dernier Eté, est donc sorti y a pas longtemps et Lia me l'a prêté. Je l'ai dévoré en trois jours.
Je ne sais quoi penser. J'ai sûrement passé l'âge de lire de tels livres, mais en même temps, je me reconnais, je reconnais notre amitié à nous quatre, bande de lycée, dans ces récits (même si, côté histoire d'amour, ma vie sentimentale est tout de même beaucoup plus plate que celles des filles du bouquin).
En bref, même si je me sentais un peu coupable, à 18 ans, de lire un bouquin plus de l'âge de ma cousine (13 ans), il est vrai que j'étais, un peu, émue par ce qui arrivait aux filles au fil des pages, parce que je me reconnaissais dans chacune d'entre elles.
Bon, c'est pas un chef d'oeuvre, juste un livre de filles à lire entre amies.
Ca me fait penser que quand j'ai commencé à lire ces bouquins, j'étais encore la petite collégienne solitaire et pas très populaire, et là, ben voilà, j'ai des amies avec qui partager cette lecture et c'est donc plus le contexte que le livre lui même qui m'émeut.
27 août 2007
William Shakespeare, Romeo & Juliet
( ça arrête plus les critiques littéraires, v'là ti pas que je deviens mordue de bouquins un an après mon bac L ! )
Je devais lire cette mythique pièce de théâtre pour la fac, et me suis donc attelée à la tâche en ce mois d'août pourri qui ne m'offrait de toutes façons pas beaucoup d'autres possibilités au vu de la pluie incessante.
J'ai aimé, même si l'histoire, vue et revue, est d'un romantique un peu trop exacerbé pour moi. La trame de l'intrigue tend parfois à se raccourcir, au risque de voir des passages complètement elliptiques. Néanmoins, étant capable d'un petit peu comprendre les nuances, les jeux de mots, j'avais l'impression d'appartenir à l'histoire, de lui coller plus que quand je lisais, pour m'aider, la version française de la page d'à côté.
Je ne peux pas dire que l'histoire m'ait émue, pourtant, j'ai un petit côté fleur bleue, elle m'a même plutôt fait rire par moments. J'ai tout de même été touchée, parfois, par la poésie des vers déclamés par Juliet ou Roméo.
Pour faire court, j'ai aimé pouvoir lire les vrais mots du vrai Shakespeare et être capable d'en saisir, si ce n'est le corps, du moins l'essence. J'ai été ennuyée parfois par le romantisme, mais ça reste néanmoins du théâtre, que j'aime, d'une époque que j'aime.
Je profite d'être encore en vacances pour apprécier les lectures, et dès mi-septembre, au boulot ! Je pense que "décortiquer" l'oeuvre va me dégoûter, je vous donnerais un nouveau point de vue une fois que j'aurais découvert tous les secrets du bouquin !
PS : prochainement, je lirais Wuthering Heights, d'Emily Brontë, toujours pour la fac, mais d'abord, le dernier tome de Quatre filles et un jean, faut bien parfois se détendre ;)
PPS : en illustration, quitte à choisir un Romeo et une Juliet (enfin, surtout un Romeo) , j'ai pris Leonardo, on se fait plaisir ;)
PPPS : par contre je sais pas du tout ce que vaut le film
PPPPS : allez, j'arrête avec mes PS
René Barjavel, Les Chemins de Katmandou

Je viens de finir ce roman qui figure parmi mes préférés, et mon avis a un tout petit peu changé. J'ai compris des passages que je n'avais pas pu comprendre, que ce soit parce que j'étais encore jeune à ma première lecture (15 ans) ou parce que je sais maintenant plus de choses sur le Népal et sur l'époque décrite par Barjavel dans ce récit haletant.
Le style de l'écrivain m'a un peu déconcerté. Je suis habituée aux longues phrases alambiquées de l'auteur, mais parfois celles-ci sont si complexes qu'il faut les relire à deux fois avant de les comprendre !
Mais l'ambiance et l'intrigue m'ont plu autant que la première fois. Ces sentiments, cette révolte ambiante, le "déclin" de ces jeunes gens venus chercher l'espoir à Katmandou, tout est si bien écrit et décrit...
Il est vrai qu'à deuxième lecture, le roman m'a moins donné envie de partir moi aussi sur les chemins de Katmandou, ou même de m'intéresser à l'époque des hippies.
Je le classe pourtant toujours dans mes livres préférés, par goût mais aussi par nostalgie, nostalgie de ce temps où je lisais mes premiers livres de "grands". Je suis une grande sentimentale...
Je vous laisse ici la préface :
"Ceux qui se rendront à Katmandou ne reconnaîtront pas ce qui est écrit dans ce livre.
Ceux qui suivront les chemins qui y mènent ne reconnaîtront pas les chemins de ce livre.
Chacun suit son chemin, qui n'est pareil à aucun autre, et personne n'aboutit au même lieu, dans la vie, ni dans la mort.
Ce livre ne cherche pas à donner une idée de la réalité, mais à s'approcher de la vérité.
Celle de Jane, et celle d'Olivier, dont il raconte l'histoire."
En espérant que cela vous donnera envie de lire ce roman qui fut pour moi une sorte d'initiation, comme fut pour Jane la découverte des chemins de Katmandou (oulà, le spiritualisme me monte à la tête !).
02 août 2007
Comment communiquer communément, s'il faut démolissons les mots
Hier, ma mère m'a passé une fleur dans les cheveux. Elle l'avait coupé malencontreusement.
Hier, vers les 2h00 du matin, j'ai refermé le tout dernier tome d'Harry Potter. J'étais choquée par tout ce qui est arrivé dans ce livre, choquée par les révélations finales de JK Rowling, mais comme dans une bulle. J'étais là, mon livre dans la main, sous mon sac de couchage, sur mon fauteuil, à la lueur de mon spot, et j'étais heureuse, toute seule avec mon univers. Même si le monde n'est pas peuplé de sorciers et de baguettes magiques, je dois avouer que je ne suis toujours pas, presque deux jours après, sorti de ce cocon.
J'aime m'attarder sur les livres que je viens de quitter. Et celui-ci tout particulièrement, parce qu'inexplicablement, il s'est ancré dans ma tête depuis mes 12 ans que Harry Potter survivra quoiqu'il arrive.
Ma mère m'a offert le deuxième tome pour mes 12 ans. Harry Potter et la Chambre des Secrets. Qui aurait cru que presque 6 ans après, je serais encore toute émoustillée à l'idée d'ouvrir enfin le dernier tome, celui qui renfermerait tout les secrets d'Harry ? Qui aurait cru que 6 ans après j'étais encore assez passionnée par les aventures du petit sorcier pour me plonger dans ce livre et n'en plus ressortir qu'une fois l'histoire bel et bien terminée ?
C'est peut-être ça la force des livres. On oublie petit à petit les films, les chansons, mais les mots, eux, restent ancrés dans nos mémoires. Jusqu'à la toute fin.
On a dit tellement de choses sur Harry Potter. Les évangélistes américains vous diront tout le mal qu'ils pensent de la sorcellerie. Les fans accomplis vous diront que la lecture d'Harry Potter les a incités à lire encore plus. Je ne sais pas si ça a eu cet effet sur moi.
Ce qui est sûr, c'est que c'est peut-être l'une des premières sagas à m'avoir fait tant cogiter. L'attente entre les différents tomes, la "pottermania", tout ça m'a amenée à me livrer à divers "rites" étranges pour les non-initiés, tels que passer des heures sur des sites et forums divers, Moldunet en ce moment, à théoriser avec tant d'autres sur ce qui arrivera à Harry et ses copains.
J'aime lire, mais au-delà, j'aime me retrouver dans un univers complètement différent du mien, m'évader. Alors quand je peux partager cet univers avec d'autres, je suis aux anges. Non seulement j'ai communiqué ma "pottermania" à mon entourage, mais j'ai aussi renforcé ma propre "pottermania" en la partageant avec tous ces inconnus, internautes anonymes. Et il n'y a pas plus forte expérience.
Pensez ce que vous voulez, mais je crois que c'est en ça qu'Harry Potter a changé ma modeste vie. Et c'est pour ça que ces bouquins sont si chers à mes yeux.




