10 avril 2008
A Bord du Darjeeling Limited

Film de cet aprem de Wes Anderson avec Adrien Brody (ah...), Owen Wilson et Jason Schwartzman.
Trois frères se retrouvent en Inde sur les traces de leur mère exilée dans un couvent. Ce voyage leur permet de renouer des liens quelque peu rompus.
Entre Francis l'aïné qui commande tout, Peter qui va être papa, et Jack le petit dernier un peu paumé, Wes Anderson nous offre une comédie sur les liens familiaux...qui fait du bien.
Au début, certes, on se demande un peu ce qu'on fout là, surtout après le court-métrage du début centré sur les mésaventures de Jack à Paris. Mais au fil des minutes on s'attache (énormément) à ce trio complètement incongru. On les regarde vivre et être frères, tout simplement. Et ça fait du bien.
Pas besoin de scénario abracadabrantesque, pas besoin de cascades, pas besoin de gags, A Bord du Darjeeling Limited vous prend et vous embarque ailleurs, très loin. Un BO tout à fait surprenante, des acteurs excellents (n'avais-je pas dit que j'avais un faible pour Adrian Brody), des couleurs chatoyantes, des hommes comme nous.
C'est l'essentiel et cela suffit amplement à nous faire passer un bon moment.
(Petit HS: en sortant du cinéma, j'aime bien avoir ma petite bulle à moi, revivre le film dans ma tête. Aujourd'hui mon rêve éveillé sur le Darjeeling Limited a été interrompu par une manif des étudiants de l'IRTS (apparemment). En tout cas on peut dire qu'ils ont le sens de la mise en scène; c'était rigolo (même si les causes de leur mobilisation doivent l'être un petit peu moins)).
09 avril 2008
Xiao Wei ou LA chanson de l'année - Chronique du cours de chinois
C'est ma deuxième année de chinois à la fac et autant vous le dire tout de suite, les cours de chinois sont l'occasion de moultes rigolades et bons moments entre amis. Outre le fait qu'on soit en groupe restreint, on est bien évidemment un EX-CE-LLENT groupe, n'est-ce pas.
Bref. Notre prof, chinoise bien évidemment (elle se prénomme Hong - rouge en chinois), aime beaucoup chanter et nous apprend donc pas mal de chansons traditionnelles - ou pas. Après Nanni Wan et autres Pao Ma Liu, elle nous a fait découvrir la semaine dernière Xiao Wei, une excellente et romantique ballade aux accents de Beatles (selon mon père, muhahaha). La chanson bénéficie par ailleurs d'un excellent clip que nous entendons évidemment sueder dès que possible.
Nous avons d'ores et déjà (c'est-à-dire cette après-midi) enregistré notre propre version de la chanson, avec l'accompagnement de Manu à la guitare. Cette exclusivité mondiale...restera une exclusivité pour le moment. On n'est pas très au point, donc en attendant je vous propose LA version officielle, en lien. Avec les paroles en pinyin (passez la souris sur les mots pour voir apparaître une traduction). Les points d'interrogation, c'est normal, il faut modifier un truc dans Windows pour pouvoir lire les caractères chinois.
> http://www.chine-nouvelle.com/chinois/chanson/detail/85/xiaowei.html
Nouvelle Star 2008 #3

Je viens tout juste de voir ce nouveau prime-time à Baltard et j'avais envie d'en parler ici.
Pour moi, ce soir, il y a eu vraiment trois personnes qui sont ressorties : Thomas, Jules et Benjamin. En bref, mes favoris dès le départ (même si Jules m'énervait aux castings).
Thomas m'avait déçu la semaine dernière sur Take Me Out que j'avais trouvé fade, sans originalité. Là, sur My Sharona, même s'il n'y avait pas vraiment d'originalité, il a montré un peu plus ses atouts (particulièrement sa voix) et j'ai vraiment bien accroché.
Pour Jules, bon déjà, choix de la chanson on ne peut plus euh...comment dire...mieux : Miss You des Stones, interprété pour une fois sans trop déformer la mélodie, ce qui peut être sympa pour des chansons dont on en a rien à foutre (style Toxic ou Maniac), mais bon, on ne déforme pas une chanson des Stones, un point c'est tout, Jules l'a compris.
Et puis Benjamin...comment en parler sans faire allusion à son physique de Dieu grec ? Bon, Benjamin, déjà, un prénom ravissant (qui a osé révéler que Benjamin était en fait mon frère ?). Un bon petit patrimoine puisque apparemment son papa est dans la musique, une voix puissante et capable de faire des montées, des descentes, des loopings serrés...bref, je vais pas faire ma chroniqueuse musicale à deux balles, tout ça pour dire que Benjamin m'impressionne et qu'il est pour moi déjà assuré de gagner cette année, même si j'aime beaucoup Thomas également (presque nancéen oblige).
Ah et sinon, Lucile m'a surprise avec sa chanson de Lio. J'ai été super déçue une nouvelle fois par Kristov et j'ai détesté Amandine. 'Fin faut dire que cette chanson...honte à moi, je ne connais pas la version des Beatles (comment connaître toutes leurs chansons ?), mais par contre, je suis ultra-fan de la prestation de Joe Cocker à Woodstock (cherchez la vidéo, ça vaut le coup d'oeil) et pour moi, impossible de le détrôner, c'est tout.
Allez, j'vous laisse, j'vais chantonner notre chanson fétiche en chinois, celle pour laquelle je suis sûre qu'on pourrait passer dans les Inoubliables -catégorie chorale- j'ai nommé Xiao Wei, qui fait l'objet d'un prochain post.
08 avril 2008
King Kong

Film d'hier soir de Peter Jackson avec Jack Black, Adrian Brody, Naomi Watts.
Premier film de Monsieur Jackson après Le Seigneur des Anneaux, on essaie d'être un tant soit peu objectif pour l'intérêt journalistique. Eh bien...C'ETAIT EXCELLENT !!
Nan, bon, j'ai beau chercher et rechercher quelques défauts, à part les cris un peu trop saoûlants à la longue de Naomi Watts et une certaine longueur (le pauvre Jackson doit s'être habitué aux films dépassant trois heures), je ne vois vraiment pas ce qu'on peut reprocher à ce film d'action/fantastique à la Peter Jackson.
Vous allez m'dire que j'ai pas vu d'autre Peter Jackson que celui-ci et ceux sus-cités, c'est bien vrai, mais même. Tout est Jacksonien: la musique, les dialogues qui n'ont rien à voir avec les dialogues habituels d'un film de ce genre, les bestioles toutes aussi dégoûtantes (et inventées) que les autres, bref, tout est génial.
Une lumière extraordinaire, des acteurs époustouflants, un King Kong expressif, des combats entre animaux superbement chorégraphiés, des décors qui évoquent tantôt la comédie musical des années 50 (même si j'en ai jamais vu), tantôt le Mordor, tantôt l'Ile Noire de Tintin...
Non vraiment, comment être méchant avec Peter Magic Jackson ?
Je n'sais pas. Et c'est bien pour ça que je suis pas critique cinéma !
Une mention spéciale par ailleurs à Adrian Brody que j'aimerais beaucoup voir dans A Bord du Darjeeling Limited. Espérons qu'il soit encore en salles après les vacances !
03 avril 2008
Prison Break Saison 2

Je viens tout juste de finir la Saison 2 de Prison Break et...c'était pas mal !
Moi qui était un peu perdue au début, qui trouvait que la série perdait son originalité à partir du moment où elle ne se déroulait plus en prison, eh bien finalement, je dois avouer que la vie en dehors des murs de Fox River est plutôt palpitante pour nos évadés. Et tant mieux, d'ailleurs.
Une Saison aussi (voire plus) riche en émotions que la précédente, avec l'introduction d'une belle histoire entre Sara et Michael, des signes de mésentente entre ce dernier et Lincoln, et la preuve que le complot de La Compagnie est encore plus "sac de noeuds" que ce qu'on croyait. Les évadés nous emmènent un peu partout aux Etats-Unis et au Mexique pour finir au Panama, où malgré l'atmosphère muy caliente, on n'est pas exactement sous le soleil. Eh oui, les frangins ont encore pas mal de chemin à faire avant de trouver leur havre de paix !
Comme points faibles, quelques longueurs vers le milieu de la Saison, et les absences répétées de certains personnages dans certains épisodes. Si l'on voit en permanence Michael et Lincoln, il n'en est pas autant des autres personnages, LJ en tête. Ces absences font que le spectateur est un peu "perdu" quand il retrouve les personnages là où il les avait laissé 3 épisodes auparavant, et puis surtout, je trouve cela dommage de ne pas voir plus certains d'entre eux (LJ notamment, vous l'avez compris, je suis fan).
Je trouve également que la personnalité de Lincoln n'est pas assez creusée: on aime son côté paternel (sa relation avec LJ) et justement il est séparé de ce dernier dès le milieu de la Saison. Le reste du temps, on a l'impression qu'il l'emploie à frapper tout ce qui bouge. C'est vraiment dommage parce que dans la Saison 1, on voyait vraiment un homme desespéré tout en psychologie. Evidemment, maintenant qu'il est dehors, il a autre chose à faire que de se morfondre sur son sort.
Concernant Michael, il "monopolise" évidemment 90% des 40 minutes d'épisode, ce qui n'est évidemment pas pour déplaire aux minettes comme moi (on a tous ses faiblesses), non seulement parce que je peux contempler à loisir ce doux visage dans toutes ses expressions, mais aussi, évidemment, parce que le personnage de Michael est vraiment bien amené, construit, en un mot, intéressant.
Une des révélations de cette saison a été pour moi T-Bag. J'aimais déjà bien son personnage dans la Saison 1 (justement à cause de son vrai côté serial killer), et dans celle-ci, on entre aperçoit son côté "bon", ou du moins on trouve une "justification" pour ses crimes dans son passé somme toute assez horrible.
Dans la série "déceptions" : la mort de Veronica, celle d'Haywire (qui était un bon personnage aussi) et la façon dont tout espoir est à chaque fois annihilé (suicide de Steadman, démission de Reynolds, etc) -mais en même temps, sans ça la série n'existerait plus.
En tout cas, dans Prison Break une chose est sûre : on ne baisse jamais sa garde parce qu'on ne sait jamais qui est digne de confiance. J'ai appris à nuancer mon jugement sur les personnages et mis à part Michael, Lincoln, Sara, Sucre et C-Note (bon Ok, ça fait beaucoup), j'ai remarqué que tous les autres étaient très gris (ni tout blancs, ni tout noirs).
A part ça, la série garde à peu près la même recette que dans la Saison précédente : plans bien huilés, suspense insoutenable, petits effets de caméra et/ou de gestion du temps (vous m'excuserez mais je manque de termes techniques pour préciser mon propos) qui font qu'on est souvent trompé par ce qu'on voit, action, mecs qui courent, flingues à tout va, théorie du complot amplifié à 10000%...On est parfois étonné que Michael et Lincoln arrivent à s'en sortir, avec tous ceux qu'ils ont sur le dos (et surtout la ténacité avec laquelle ils sont poursuivis), mais ce côté superhéros passe bien avec les gueules d'ange des frangins.
Dans ce monde, tout ce qui est beau est gentil et s'en sort, c'est la dure loi de Scofield, non ?
En bref, encore une Saison que j'ai aimé retrouver tout au long de la semaine (finie en deux semaines, quand même) et donc, rendez-vous dans quelques jours (certainement après les vacances) pour la Saison 3 !
02 avril 2008
Elections étudiantes, opinions politiques et engagement à la fac
Hier avaient lieu les élections étudiantes, qui servent à élire les représentants étudiants au CA (Conseil d'Administration), au CEVU (Conseil de la Vie Etudiante), au CROUS et à la MDE (Maison de l'Etudiant). Comme toujours en jour d'élection, nous avons eu droit à quelques minutes de discours de la part d'un représentant de l'UNEF (je crois d'ailleurs qu'il est le président local) et d'une représentante de la Cé. Il y avait encore deux autres listes, l'UNI et Metz'Etudiants (une liste indépendante), qui ne sont pas venu se "vendre" à nous étudiants.
J'ai écoute attentivement ce que les deux avaient à dire, même si je savais que mon opinion était déjà faite à 80% et que j'avais déjà prévu de voter pour l'UNEF. Je le dis sans "secret" parce que pour moi l'UNEF a toujours été le syndicat étudiant le plus clair et je pense qu'on peut leur faire confiance. De plus, quelques propositions m'intéressaient, comme un demi-tarif étudiant dans les transports et une stabilisation du prix du repas au RU.
Du côté de la Cé, je n'ai lu qu'une vaste opposition à l'UNEF en général. Eux qui prônent l'unité dans les rangs estudiantins, pourquoi ne basent-ils leurs propositions qu'en opposition à l'UNEF ? En gros, leur programme contient trois points : obtenir un référendum sur le blocage à chaque fois qu'un mouvement étudiant s'annonce, une troisième semaine de révisions avant les rattrapages et la pérénnisation de la "mission insertion" de l'université.
En ce qui concerne le blocage, je préfère, c'est vrai, pouvoir aller en cours comme bon me semble même si, pendant la dernière mobilisation, j'étais "le cul entre deux chaises", à moitié avec les grévistes, à moitié contre eux. Je pense qu'instaurer un référendum ne fera que clore le débat sur les moyens d'action. En effet, on a vraiment besoin de repenser les moyens d'action. Que ce soit du côté salariés ou étudiants, je remarque un certain immobilisme syndicaliste en général : les deux seuls moyens d'action sont la grève et le blocage, alors qu'avec un peu d'imagination, on peut faire des tas d'autres choses qui mettraient plus volontiers le citoyen lambda du côté des grévistes. Je pense à des opération péage gratuit, des choses qui rendraient les gens plus sympas à l'égard de gens qui se battent pour leur droit.
Bref.
Nous avons mangé avec notre déléguée de promo hier à midi, et en plein débat "politique" dû aux élections, j'en ai profité pour lui demander comment s'était passé le conseil paritaire de jeudi dernier (je suis déléguée suppléante). En gros, 95% des remarques, doléances, propositions qu'on a données à l'issue d'une réunion entre nous il y a quelques semaines ont été rejetées par les profs. Seule une remarque concernant la mauvaise qualité de la cassette lors de l'examen de langue orale a été retenue, grâce à quelques profs vigilants et sympas qui ont fait remarquer au professeur concerné qu'il y avait bel et bien possibilité de brancher un ordinateur dans l'amphi, ce qui aurait été vachement mieux que de passer une vieille cassette dans un vieux magnétophone.
J'ai l'impression que les profs, malgré leur envie qu'on se batte pour nos droits et pour la qualité de nos études, n'en ont finalement rien à faire. Une demande pour que les bibliographies soient affichés à la fin de l'année qui précède s'est vue balayée par la responsable d'année, une remarque sur le manque de possibilité de voyage à l'étranger a été elle aussi blaqueboulée par un prof qui a fait remarquer que 25 étudiants étaient partis cette année (oui, en tant qu'assistants, pas en tant qu'Erasmus aidés financièrement par la fac). Bref, un découragement total s'empare de nous, pauvres étudiants qui avions eu la sensation d'avoir fait quelque chose de bien à l'issue de cette réunion qu'on avait organisé nous-mêmes.
Un découragement qui est de toute façon le sentiment général à la fac: dès qu'on arrive en première année, on sent qu'on entre dans le royaume de l'individualisme et de la débrouillardise. Moi qui m'intéresse aux conditions de travail, qui aime avec un tant soit peut de contrôle sur le système dans lequel j'évolue, je me sens carrément inutile. A quoi servent les délégués si finalement ce sont les profs qui décident ? A quoi servent les représentants aux CA, CEVU et autres s'ils n'ont pas leur mot à dire ?
Je voulais me présenter en tant que déléguée l'an prochain mais finalement, à quoi cela servira-t-il ? Aurais-je le courage et la force de maintenir mes (nos) positions face à des profs qui, de toute façon, sont eux aussi dépassés par ce qu'ils font ? A quoi ça sert de vouloir changer les choses, ne vaut-il pas mieux faire son petit bonhomme de chemin sans se soucier des pourquoi, des comment ?
Mais alors j'ai comme l'impression que cette possibilité qu'on nous offre en grandissant de devenir citoyens ne sert à rien. J'ai peut-être un peu trop regardé Prison Break dernièrement mais j'ai vraiment l'impression de brasser de l'air. Le pouvoir est aux grands, les petits n'ont rien. Nous sommes encore au bac au sable.



